Jusqu'à 600 malades peuvent y être soignés, sous l'oeil bienveillant du médecin-chef Jalal Toufik, dans des conditions souvent plus enviables qu'ailleurs: ici, pas d'heure pour dormir, les promenades sont libres et les possibilités d'activités culturelles et sportives diverses.
"On se sent vraiment comme dans une famille et j'aime ces malades qui ont besoin qu'on les écoute", assure à l'AFP Aîcha Bonab, une infirmière qui a trouvé ici sa vocation en 1987.
Surtout, l'établissement se prévaut d'un rôle pionnier à l'échelle du Maroc: premier centre de formation de personnel de santé mentale, premier à introduire de nouvelles sous-spécialités psychiatriques à côté de la psychiatrie classique des adultes, premier centre résidentiel de traitement en addictologie et premier hôpital de jour en pédopsychiatrie.
L'hôpital, une composante du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rabat-Salé, abrite aussi un "hub" de formation international en matière de réduction des risques liées aux drogues appelé "Knowledge Hub Arrazi". Celui-ci couvre l'ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du nord.
Animée par un groupe de Marocaines, l'association "Sila" ("trait d'union") veille, elle, sur les activités de l'hôpital, et apporte son concours à des ateliers pour les patients (arts plastiques, pâtisserie, poterie) ou encore à l'organisation de séances de yoga et autres activités physiques et ergothérapeutiques.
Au-delà d'Arrazi, cette association unique en son genre pilote un projet visant à la création inédite d'un centre de jour pour adultes et de géronto-psychiatrie : le roi Mohammed VI a posé en août la première pierre.
"On se sent vraiment comme dans une famille et j'aime ces malades qui ont besoin qu'on les écoute", assure à l'AFP Aîcha Bonab, une infirmière qui a trouvé ici sa vocation en 1987.
Surtout, l'établissement se prévaut d'un rôle pionnier à l'échelle du Maroc: premier centre de formation de personnel de santé mentale, premier à introduire de nouvelles sous-spécialités psychiatriques à côté de la psychiatrie classique des adultes, premier centre résidentiel de traitement en addictologie et premier hôpital de jour en pédopsychiatrie.
L'hôpital, une composante du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rabat-Salé, abrite aussi un "hub" de formation international en matière de réduction des risques liées aux drogues appelé "Knowledge Hub Arrazi". Celui-ci couvre l'ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du nord.
Animée par un groupe de Marocaines, l'association "Sila" ("trait d'union") veille, elle, sur les activités de l'hôpital, et apporte son concours à des ateliers pour les patients (arts plastiques, pâtisserie, poterie) ou encore à l'organisation de séances de yoga et autres activités physiques et ergothérapeutiques.
Au-delà d'Arrazi, cette association unique en son genre pilote un projet visant à la création inédite d'un centre de jour pour adultes et de géronto-psychiatrie : le roi Mohammed VI a posé en août la première pierre.
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Marabouts
Mais le chantier de la psychiatrie reste énorme dans le royaume.
"La santé mentale constitue un réel problème de santé publique dans notre pays", affirme à l'AFP une responsable de Sila, sous couvert d'anonymat.
A Arrazi, l'ONG a aidé à l'aménagement d'une salle de sismothérapie (ou électroconvulsivothérapie, ndlr), une technique avant-gardiste au Maroc... Mais le projet se heurte à l'impossibilité de trouver un anesthésiste pour animer cette délicate thérapie.
"Il y a bien sûr un manque cruel d'institutions psychiatriques au Maroc. Mais, au-delà, c'est surtout d'un manque énorme en ressources humaines dont le pays souffre", déplore le professeur Toufik.
Victime de décennies de négligence, la psychiatrie demeure aussi confrontée à la persistance de pratiques ancestrales, tel le recours aux "marabouts".
"La perception des troubles mentaux dans la population est teintée de croyances et d'interprétations d'un autre âge", avance le Pr Toufik.
"Il n'est pas rare de voir un patient aller chez un marabout et consulter (également) en psychanalyse", explique le Dr Jalil, un spécialiste qui anime un centre à Marrakech où patients et parents débattent ensemble des troubles.
Autre problème: la discrimination contre les malades mentaux qui souffrent du rejet de la société et de l'incompréhension de l'entourage.
"Mais il commence à y avoir une volonté, au plus haut niveau de l'Etat, à rattraper le retard avec des projets et des programmes", veut croire, optimiste, le professeur Toufik.
"La santé mentale constitue un réel problème de santé publique dans notre pays", affirme à l'AFP une responsable de Sila, sous couvert d'anonymat.
A Arrazi, l'ONG a aidé à l'aménagement d'une salle de sismothérapie (ou électroconvulsivothérapie, ndlr), une technique avant-gardiste au Maroc... Mais le projet se heurte à l'impossibilité de trouver un anesthésiste pour animer cette délicate thérapie.
"Il y a bien sûr un manque cruel d'institutions psychiatriques au Maroc. Mais, au-delà, c'est surtout d'un manque énorme en ressources humaines dont le pays souffre", déplore le professeur Toufik.
Victime de décennies de négligence, la psychiatrie demeure aussi confrontée à la persistance de pratiques ancestrales, tel le recours aux "marabouts".
"La perception des troubles mentaux dans la population est teintée de croyances et d'interprétations d'un autre âge", avance le Pr Toufik.
"Il n'est pas rare de voir un patient aller chez un marabout et consulter (également) en psychanalyse", explique le Dr Jalil, un spécialiste qui anime un centre à Marrakech où patients et parents débattent ensemble des troubles.
Autre problème: la discrimination contre les malades mentaux qui souffrent du rejet de la société et de l'incompréhension de l'entourage.
"Mais il commence à y avoir une volonté, au plus haut niveau de l'Etat, à rattraper le retard avec des projets et des programmes", veut croire, optimiste, le professeur Toufik.









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