Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Rachida Dati : Le Roi Mohammed VI écrit une nouvelle page de l'histoire du continent en... | via @lemagMaroc https://t.co/gFJFDynMFj


MAP - Imad HONSALI - publié le Lundi 31 Mars à 12:41

Après le verdict des urnes, François Hollande sommé de s'exprimer sur l'avenir de son gouvernement



Paris - Au lendemain du deuxième tour des élections municipales en France, marqué par une déroute historique de la gauche, le président François Hollande n'a plus de choix que d'agir en changeant de politique voire en procédant dès les prochaines heures à un remaniement ministériel.



François Hollande
François Hollande
Cette défaite, qui intervient après deux ans de mandat de François Hollande, est lourde pour le Parti socialiste (PS), qui perd "155 villes de plus de 9.000 habitants chacune", selon des résultats provisoires du ministère de l'Intérieur.

Face à cette débâcle, le chef de l'Etat français se retrouve sous pression pour procéder sans tarder à un remaniement du gouvernement. De même qu'il doit déterminer le sort du Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui a reconnu que "ce vote tant au plan local qu'au plan national est une défaite pour le gouvernement et pour la majorité".

L'hypothèse d'un remaniement ministériel a été même évoquée par le chef du gouvernement qui a indiqué, dans une déclaration à l'issue de l'annonce des résultats partiels de ces élections, que "nous avons besoin d'une équipe gouvernementale efficace et soudée, et d'une majorité rassemblée", ajoutant que "le président de la république tirera les enseignements de ce scrutin, et il le fera dans l'intérêt de la France".

Le président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP-opposition), Jean-François Copé, dont le parti est arrivé en tête de ce scrutin, a qualifié cette victoire de "vague bleue" qui a permis à l'UMP d'être "le premier parti de la France", soulignant par ailleurs qu'il est "impossible" pour le président Hollande "de conserver l'équipe gouvernementale en l'état, avec un tel désaveu".

"Pour moi, c'est le Premier ministre" qu'il faut changer, a-t-il insisté.

La presse quotidienne a été également unanime à souligner la nécessité d'un remaniement du gouvernement face à cette défaite cuisante du parti socialiste.

Après cette débâcle historique, "il y a urgence à délivrer un message fort au pays", écrit l'éditorialiste de "Libération", ajoutant que "le remaniement ministériel est incontournable, tandis que le chef de l'Etat doit trancher rapidement sur l'avenir de Jean-Marc Ayrault".

La publication, qui titre en Une "Punition", relève aussi que "la nouvelle équipe gouvernementale aura besoin de se montrer plus efficace et plus concrète dans son action".

"Le Figaro" estime, pour sa part, que "la colère qui nourrit depuis deux ans l'impopularité abyssale ne pouvait pas ne pas s'exprimer dans les urnes", relevant d'autre part que le remaniement ministériel "ne serait pas un luxe, tant l'équipe actuelle a brillé par son incohérence et son amateurisme".

Pour "La Tribune", "le remaniement aura bien lieu dès lundi 31 mars et Jean-Marc Ayrault devrait sauver sa place de Premier ministre afin de pouvoir présenter dans la semaine le contenu du pacte de responsabilité, à la tête d'une équipe gouvernementale restreinte".

"Le Parisien" indique, quant à lui, que "les Français ont sanctionné pêle-mêle une politique et une équipe", s'interrogeant s'il faut "changer d'hommes ou changer de cap?"

Le quotidien publie également un sondage selon lequel près des trois-quarts (74 pc) des personnes interrogées ne souhaitent pas que Jean-Marc Ayrault reste Premier ministre, contre seuls 21 pc qui veulent son maintien.

Parmi les favoris pour lui succéder figurent le ministre de l'Intérieur Manuel Valls qui arrive en tête avec 31 pc, loin devant Martine Aubry, réélue largement maire de Lille (17 pc) et le ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre Laurent Fabius (16 pc), précise la même source.

Par ailleurs, le PS a perdu un autre enjeu de ce scrutin à savoir le taux de participation avec une abstention record de 36,3 pc.

"Le niveau d'abstention record au premier comme au second tour est marqué par la désaffection d'une part significative de celles et ceux qui nous ont fait confiance en mai et juin 2012", a déploré le Premier ministre français.

Le grand vainqueur de ce scrutin reste le parti de l'extrême droite, le Front National (FN) qui a réussi à remporter 11 mairies de plus de 9.000 habitants, un score qualifié de "nouvelle étape" dans l'histoire du parti par la présidente du FN, Marine Le Pen.

Selon les résultats annoncés dimanche soir, la droite a remporté 45,91 pc des suffrages contre 40,57 pc à la gauche et 6,84 pc à l'extrême droite.

               Partager Partager

Dépêches | Lemag | Presse | Tribune | Sahara | Focus