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AFP - publié le Lundi 21 Novembre à 11:27

Après la chute de Sarkozy, Fillon favori, Juppé en difficulté





Après la défaite cuisante de Nicolas Sarkozy, la campagne pour la primaire de la droite reprend lundi avec un duel entre un François Fillon plébiscité au premier tour et un Alain Juppé distancé, qui aura du mal à rattraper son retard.
 
"Nicolas Sarkozy, la retraite à 62 ans": Libération s'amuse de "la chute" de l'ancien président. Deux ans après son retour, son élimination sans appel (20,6%) au premier tour de la primaire acte son retrait de la vie politique. M. Sarkozy a immédiatement annoncé qu'il voterait pour François Fillon, laissant ses électeurs "libres" de leur choix mais en les exhortant à "ne jamais emprunter la voie des extrêmes".

L'ex-président a été imité lundi matin par l'un de ses plus importants soutiens, le président par intérim des Républicains (LR) Laurent Wauquiez. Celui-ci n'a cependant pas donné de consigne de vote pour "garder l'unité de notre mouvement". Selon les statuts du parti, la future direction sera formée sur proposition du vainqueur de la primaire.

Autres sarkozystes à annoncer leur soutien à M. Fillon: le président du groupe LR à l'Assemblée Christian Jacob, l'eurodéputée Rachida Dati et le député Eric Ciotti.

Avec plus de 44% des suffrages, M. Fillon, 62 ans, est l'éclatant vainqueur du premier tour et les superlatifs affluent: "La déferlante Fillon" (Figaro), "Le raz-de-marée" (L'Opinion), "Fillon écrase tout" (Le Parisien).

Longtemps distancé dans les sondages, auteur d'une fulgurante remontée dans les deux dernières semaines, l'ancien Premier ministre est arrivé en tête dans 87 départements. Outre celui de M. Sarkozy, auquel il a rendu hommage, le député de Paris a également enregistré le ralliement d'un autre naufragé du scrutin, Bruno Le Maire (2,4%). Les deux derniers du premier tour, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé, ne se sont pas encore prononcés.

M. Fillon sera l'invité de TF1 lundi soir. Vendredi, son équipe planchait sur le scénario de deux meetings d'entre-deux tours, dont un à Paris.

Alain Juppé, en tête pendant des mois, est très largement distancé (28,6%). "J'ai décidé de continuer le combat", a-t-il lancé dimanche soir alors que des rumeurs d'un retrait circulaient en début de soirée.

M. Juppé a enregistré le ralliement de Nathalie Kosciusko-Morizet (2,6%). Il sera l'invité de France 2 lundi soir. Deux réunions publiques sont déjà programmées mardi à Toulouse et vendredi à Nancy.

- "Combat projet contre projet" -

Le maire de Bordeaux a promis un "combat projet contre projet" avec François Fillon, qu'il affrontera lors d'un ultime débat télévisé jeudi soir.

La semaine dernière, il avait attaqué le très libéral programme économique de M. Fillon et son objectif revendiqué de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires au cours du prochain quinquennat. "Le programme le moins crédible", cinglait-il.

Le député Hervé Mariton se dit aussi "inquiet" des "orientations diplomatiques" de François Fillon. "Sa proximité avec Poutine est contraire aux intérêts de la France et à ceux des chrétiens d'Orient", estime ce soutien de M. Juppé.

Le programme de M. Fillon, "les Français ne le connaissent pas". "Il a pris 30 points en quinze jours (...), en une semaine on peut reprendre les quinze points en question", a assuré le député Benoist Apparu. Le camp Juppé compte bien batailler contre un projet "très conservateur" aussi au niveau sociétal.

Un sondage Opinionway diffusé dimanche soir donnait M. Fillon vainqueur à 54% face à M. Juppé (46%) au second tour.

En attendant les résultats définitifs lundi en fin de matinée, la première primaire ouverte de l'histoire de la droite française est déjà un succès de participation, avec près de 4 millions de votants, selon les chiffres de la Haute autorité portant sur 9.532 des 10.229 bureaux de vote. En 2011, le premier tour de la primaire socialiste avait réuni 2,66 millions de participants.

Selon l'institut ELABE, 63% des votants sont des sympathisants de la droite et du centre, contre 15% de sympathisants de gauche, 14% affirmant n'avoir aucune sympathie particulière et 8% de sympathisants du Front national.

La gauche et le FN, justement, ont commencé à réorienter leurs attaques vers M. Fillon. Le secrétaire d'Etat Jean-Marie Le Guen le dépeint en tenant d'une "thatchérisation de la droite".

Pour le FN, le directeur de campagne de Marine Le Pen David Rachline a brocardé un "programme économique délirant". Avec Mme Le Pen, "le débat sera clair et net", a renchéri Florian Philippot, numéro 2 du FN.

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