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AFP - publié le Samedi 31 Août à 12:45

Algérie: l'élection contestée du nouveau chef du FLN critiquée par la presse





Ammar Saïdani
Ammar Saïdani
La presse algérienne a vivement critiqué samedi l'élection à la tête du Front de libération national (FLN) de l'ancien président de l'Assemblée nationale, Ammar Saïdani, contestée par une partie des dirigeants du parti présidentiel.

"La justice instrumentalisée dans l'affaire FLN, l'Etat au service du clan", titre en une le quotidien francophone El Watan qui estime que "la Constitution et les lois de la République ont été piétinées".

Ammar Saïdani, candidat unique, a été plébiscité à main levée jeudi par le Comité central du parti, instance suprême du FLN, sept mois après la destitution de l'ancien secrétaire général contesté, Abdelaziz Belkhadem.

Le journal Liberté a qualifié de "putsch", l'élection de M. Saïdani, "imposé à la tête du parti".

"Parce qu'il a été préparé pour gagner et servir, Saïdani a été plébiscité, faute d'une élection avec des candidats crédibles", écrit encore Liberté.

Le Quotidien d'Oran estime que l'élection de M. Saïdani est "un passage en force du candidat de l'administration en place à la tête du FLN".

La réunion du Comité central avait été précédée de toute une série de rebondissements: dans un premier temps autorisée par le ministère de l'Intérieur, elle avait finalement été annulée mercredi après-midi après un recours introduit par les adversaires de M. Saïdani.

Mais les partisans du nouveau secrétaire général ont en définitive réussi, tard dans la soirée, à obtenir le feu vert des autorités.

Le chef de file des contestataires, l'ancien ministre Abderahmane Belayat, chargé depuis la destitution de M. Belkhadem d'assurer la gestion du FLN, a qualifié d'"illégale" l'élection de M. Saïdani et appelé le président Abdelaziz Bouteflika à "user des prérogatives et de ses pouvoirs pour réhabiliter la réputation du parti", dans des déclarations diffusées par les journaux.

M. Bouteflika est depuis 2005 président d'honneur du FLN, qui détient 221 sièges sur les 462 de l'Assemblée nationale.

La direction du parti historique est en proie à une crise ouverte depuis les élections législatives de mai 2012, qui a pris de l'ampleur après l'éviction fin janvier de M. Belkhadem par le Comité central, qui n'avait pas réussi à désigner un successeur.

L'ex-dirigeant était notamment accusé de vouloir garder la mainmise sur le parti en prévision de la présidentielle d'avril 2014

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