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Sebbah Belkheir - publié le Samedi 12 Septembre à 11:15

Algérie : Mais où vat-on?




Sebbah Belkheir : Je suis Algérien et suis fier de l’être pour avoir vécu, au sens large du terme, la guerre de la libération et vu comment le Peuple a porté à bout de bras son armée de libération et a réussi à mettre fin à 132 ans de colonialisme et d’humiliation.



Oui je dis bien le Peuple car ceux qui se targuent aujourd’hui de fait d’armes de l’Armée de la Libération National, ceux qui ont déjà oublié et qui tentent aujourd’hui de sous-estimé l’aide précieuse que nous ont apporté nos voisins immédiats et tous les peuples musulmans, oublient très souvent de parler aussi du mérite de ce Peuple. Car sans lui, qui fut le soutien logistique, cette A.L.N n’aurait pas tenu très longtemps face à l’adversaire qui était décidé à se maintenir au prix de n’importe quelle atrocité.

Ceci était une parenthèse que j’ai cru utile d’ouvrir et de refermer très rapidement afin de souligner que ce que j’écris n’est nullement du dénigrement contre mon pays mais plutôt un coup de gueule contre tout ce qu’endure ce Peuple autrefois si vaillant, si téméraire et si glorieux. Un peuple qui aurait aimé enfin goûter aux bienfaits de l’indépendance de son pays et de ce féliciter de sa bonne gouvernance. Un Peuple qui n’a vu depuis son accession à son indépendance, que brimades, privations en tous genres, hogra et règne de l’incompétence, du favoritisme, du clientélisme, du vol et de la démagogie. OUI. Il m’est arrivé d’entendre prononcé par des jeunes algériens l’intérrogation suivante : Pourquoi vous nous avez mis dans ce bourbier ?

Lors des préparatifs de l’accueil de Jacques Chirac alors président de la république Française, j’ai vu des jeunes hommes enthousiasmés de voir les drapeaux Français flottés dans nos rues. Ils le regardait avec des yeux gros comme ça dit comme dirait le pataouet algérois J’était horrifié par ce spectacle et j’en ai voulu beaucoup à ceux qui ont fait regretté l’avènement de notre indépendance. Aucun historien n’arrivera à trouver des mots si durs pour relater ce fait et faire endosser toute cette responsabilité à ceux qui n’ont eu de cesse de balloter ce peuple entre hogra et désillusions. Arfa3 rassek ya ba ….. est-ce de l’humiliation ? serait-ce de la moquerie ? Peut-être les deux à la fois car ce peuple durant sept années de notre révolution, il n’a cessé d’avoir la tête haute et était très digne de ses faits de guerre et de ses valeureux enfants. Si on lui dit aujourd’hui de relever sa tête il faut se demander peut-être qui a été la cause de son abaissement.
Yedzina !!! kafa !!! ça suffit !!!!

Il ne se passe pas un seul jour sans que je ne commence ma journée par la lecture de nos Quotidens , toujours avec le même espoir de lire enfin quelques nouvelles réconfortantes pour la bonne santé de notre pays et donc de ce Peuple. Hélas ! hélas mille fois hélas.

Nos responsables au gouvernement et même beaucoup de parlementaires (toutes fonctions confondues ) nous ont tellement claironné que l’Algérie n’est pas concernée par la crise financière qui ébranle l’économie mondiale. Sans doute les auteurs de ces fanfaronnades lorgnaient beaucoup sur la réserve de change que s’est constitué l’Algérie par l’augmentation du prix du baril de pétrole. Wa lillah el Hamd. 132 milliards de Dollars c’est un pactole qui ferait envier même les pays les plus industrialisés. Alors on n’a pas attendu les encouragement pour se faire les gorges chaudes et crier à tue-tête à ceux qui veulent bien nous entendre et en particulier nos proches voisins que l’Algérie ne souffrirait pas de cette crise. Comme si l’Algérie ne faisait pas partie intégrante de ce monde et ne commerce pas avec les nations de ce monde.

Mais depuis quelques semaines, il nous semble que les décideurs (dont je serais heureux de connaître qui sont-ils) sont affolés et je dirai même qu’ils sont aux abois. En effet, le trésor accumulé semble fondre comme neige au soleil, pour des raisons que le plus humbles des mortels pourra expliquer. Baisse du prix du baril de pétrole d’une part et gros programmes d’équipements lancés à travers le pays d’autre part. Alors pour faire barrage à ce terrible dilemme, le gouvernement, affolé, n’arrête pas de placer des digues d’une façon tout à fait anarchique. Parmi celles-ci il s’en prend aux importations qu’il voudrait réduire par des mesures même les plus impopulaires.

Si l’importation des véhicules est grande consommatrice de devises alors il faut la bloquer. Comment ? Le plus simplement du monde en stoppant le crédit à la consommation et en crayant quelques embuches à nos concessionnaires auto.. Moins de crédit bancaires, plus de complications égale moins de ventes de véhicules et donc moins de sorties de devises. C’est que nos décideurs (que je ne connais pas encore) n’étant pas connus pour être des économistes chevronnés raisonnent par les formules les plus simples. Même mieux encore. Ils pensent que par cette simple mesure, les riches algériens ( ceux qui se sont engraissés) et pourquoi pas un consortium de concessionnaires vont s’attaquer à la production automobile. Comme si cette industrie était à notre portée et qu’elle ne nécessite pas plus de connaissances et de capacités technologiques et financières que l’ouverture d’une boutique de Kalantika à la rue des Aures à Oran.

Yakhi Temaskhir yakhi. Quand on sait que nous n’avons pas encore réussit à se débarrasser de nos ordures qui salissent nos villes, quand on n’est pas foutu de construire selon un plan d’urbanisme dont l’absence a rendu hideuses nos villes, quand tout le Peuple Algérien sait y compris les décideurs bien sûr, que nous sommes engagés dans une pente vertigineuse allant droit à la catastrophe, quand beaucoup de gens écrivent dans les colonnes même du Quotidien d’Oran que plus rien ne vas dans ce bled, on continue à gérer ce pays par l’ incompétence, par la corruption, la démagogie, le vol et que sais-je d’autre encore. C’est à se demander s’il y a encore un pilote dans cet avion « Algérie » et si oui, lui demander «Bel Allah 3alik ouine machi bina ouine ?»



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