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Mohamed Takadoum - publié le Jeudi 30 Janvier à 22:42

Alger, rattrapée par sa politique belliqueuse à l’égard du Maroc




La crise des réfugiés syriens avec l’Algérie montre que ce pays est rattrapé par sa politique belliqueuse constante à l’égard du Maroc. Alors que notre pays était en droit de demander des explications sur l’expulsion des réfugiés syriens (ayant transité par l’aéroport d’Alger) vers notre pays, le ministère algérien des affaires étrangères au lieu de faire amende honorable n’a rien trouvé de mieux que de convoquer notre ambassadeur en Algérie pour des protestations.



Relayé en cela par une presse aux ordres incapable de discernement et de vérification des faits ou de remise en cause de la version fallacieuse de l’agence officielle APS, les gouvernants d’Alger nous rappellent qu’ils sont toujours dans une sorte de guerre non déclarée contre nous.

En fait, si notre pays a toujours appliqué la politique de la main tendue avec l’Algérie, les dirigeants de ce pays ne manquent jamais une occasion pour nous rappeler que nous avons un pays ennemi à notre frontière Est. Or le Roi Mohammed VI a toujours demandé la normalisation des relations avec l’Algérie. En tant que chef d’état, il a demandé l’ouverture des frontières Est de son pays qui étaient fermées avant son arrivée au pouvoir. Ses appels sont demeurés vains et la main tendue à l’Algérie est restée sans suite.

En réalité, il faut se rendre à une évidence ; ce pays est en guerre non déclarée contre nous. Cela a commencé par l’expulsion des marocains d’Algérie en 1975. Des familles enracinées en Algérie et résidant légalement dans ce pays ont été spoliées de leurs biens et expulsées vers le Maroc, pays qu’elles connaissaient peu ou parfois pas du tout car ils ont vécu pendant des générations en Algérie. Des familles mixtes ont été « dépecées ». Des enfants ont été arrachés à leur mère et des femmes séparées de leurs enfants et leur conjoint. Ces exactions constituent une grave violation des droits de l’homme et passibles du tribunal pénal international. Lire le témoignage d’un déporté marocain d’Algérie.

Par ailleurs, l’évolution des relations avec ce pays ces dernières années ont été marquée par le fait que l’Algérie tout en affirmant officiellement que le conflit du Sahara concerne la Maroc et le Polisario, que c’est une affaire des Nations Unies, consacre des millions de dollars à ouvrir et faire fonctionner les « ambassades » et autres bureaux du Polisario à travers le monde et financer différents lobbies pour soutenir « la cause sahraoui », tout en achetant pour des dizaines de milliards de dollars d’équipements militaires dont une partie bénéficie aux combattants du Polisario alors que les populations sahraouies réfugiées en territoire algérien à Tindouf en Algérie continuent de vivre dans des conditions misérables en dépit de l’aide internationale notamment européenne qui leur est allouée. D’un autre côté, ce pays est lancé dans une course d’armement effrénée dans le but non avoué de mettre à genou notre économie.

Cette approche guerrière est le fait de la caste au pouvoir dans ce pays depuis son indépendance. Réclamant sans succès la repentance de l’ancienne administration coloniale, les gouvernements d’Alger n’ont rien trouvé de mieux pour se maintenir au pouvoir que de faire de leur voisin de l’Est un ennemi.

Les révélations de Wikileaks publiée par la presse algérienne sur l’Algérie sont significatives à ce sujet «La seule approche de Bouteflika et de son équipe est la dépense de milliards de dollars dans des infrastructures et des projets grandioses». En vain. La raison, en est, selon les diplomates, «la bureaucratie, les lourdes réglementations, la centralisation ralentissant les projets et empêchant les nouveaux investissements privés». Le gouvernement, incapable de résoudre ces problèmes systémiques, prouve ainsi qu’il y a «un manque de vision au sommet». «Bouteflika et son équipe ne savent pas s’ils veulent que l’Algérie intègre l’économie de marché mondiale, ou si le gouvernement doit perdurer dans le contrat social des années 1960-1970», est-il affirmé dans le document. Rien que cela.

Pour ce qui est de la politique extérieure de l’Algérie, il est estimé que «Bouteflika est son propre ministre de l’Extérieur, et sa conception politique régionale n’a pas évolué depuis les années 1970». Dans le tableau qu’il brosse de l’Algérie, cite les failles du système politique algérien. Il évoque tout d’abord «l’incapacité des municipalités à répondre aux besoins au niveau local». «Une sorte d’immobilisme touche le gouvernement algérien qui n’arrive pas à prendre les décisions difficiles.» «Les partis politiques ont peu d’espace et semblent prêts à faire des concessions à court terme, quitte à perdre à long terme.» «L’intérêt du peuple pour la chose politique a fortement diminué, comme le démontrent les élections de 2007.» «Le climat des affaires est très difficile et ne s’améliore pas, alors que l’investissement et l’emploi diminuent

Par ailleurs, la manne pétrolière risque de se tarir à moyen terme. Pour l’expert pétrolier Nicolas Sarkis (1) cité par la presse algérienne: «L'Algérie va devenir un importateur de pétrole.» L'Algérie est le premier pays producteur qui risque de devenir un pays importateur de pétrole. «L'Algérie est le pays qui détient le plus faible taux de production et de réserves à l'Opep... De plus, nous remarquons que du fait de l'augmentation des besoins énergétiques internes, l'Algérie ne pourra pas exporter dans un proche avenir des quantités importantes de pétrole», indique M.Sarkis.

L'Algérie n'a pas joué la prudence dans l'exploitation de ses richesses: «Non seulement la dépendance aux hydrocarbures a augmenté de 70%, dans les années 1970 à 98% aujourd'hui, la production actuelle, estimée à 1,4 million de barils/jour, demeure élevée. C'est une erreur que de penser à gagner beaucoup d'argent en un temps réduit en épuisant les réserves, notamment dans la conjoncture actuelle. Avec le maintien de sa dépendance aux hydrocarbures, l'Algérie peut se réveiller un jour sur une situation très douloureuse», note M.Sarkis.

Les économistes algériens ne cessent ne cessent de tirer la sonnette d’alarme en demandant aux gouvernants de diversifier l’économie de leur pays. En vain, 98% des exportations algériennes sont constituées par des hydrocarbures et le pays continue à importer 75% de ses besoins, il est légitime de s’interroger sur la viabilité future de cet état et les conséquences pour nous et pour toute la région. C’est pourquoi ne faut-il pas s’atteler à l’Europe et assurer notre protection en rendant étanche notre frontière avec ce pays et éventuellement intégrer l’Otan à l’instar de la Turquie ?

1. C.E. Chitour-N. Sarkis dans: Pour un 24 Février pour le développement durable



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