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Khalid Abouchoukri = MAP - publié le Vendredi 30 Mai à 16:02

Akram Chriti, la fougue d'un jeune manager tunisien qui avance d'un pas assuré à la conquête du marché marocain




Berrechid - Akram Chriti, manager du site d'Atlas Trailers du groupe tunisien SICAME (Société Industrielle de Carrosserie Automobile et Matériel Elévateur), ne dissimule pas sa fougue de jeunesse, non pas pour brûler les étapes mais pour avancer plus rapidement, à grands pas assurés.



Ce manager de 38 ans, "wydadi" d'adoption pour avoir chopé "l'amour de ce club d'un ami", ne barguigne pas trop, entre deux coups de fil de démarchage de clients, et défend mordicus cette approche régionale de son groupe employeur pour plus d'affaires intermaghrébines avec l'ambition de s'ouvrir, sur le moyen terme, sur le continent. 

Installée au Maroc en 2011 avec un capital de 15 MDH et la réputation de plus 42 ans de savoir-faire et de leader sur le marché tunisien (près de 50 pc de part de marché), la société a entamé l'exploitation en septembre 2012 après un parcours de combattant et a ébauché les premières ventes dans le Royaume en 2013 avec l'exportation vers la Mauritanie, une année clôturée avec 7 à 8 pc de part de marché sur le semi-remorque plateau, affirme avec satisfécit mesuré Chriti.

La gamme est assez diversifiée avec plateau de remorque, citerne, vraquier, porte-engins et bennes, mais le groupe a opté plutôt à ses débuts pour le volet commercial pour passer d'ici 6 à 10 ans, selon la conjoncture, au stade de l'industriel et de la fabrication sur place au Maroc. 

A moyen terme, il est facile d'atteindre cet objectif et pourquoi pas lorgner le défi, en passant à la vitesse supérieure, d'être sur le podium des premiers de leur champ d'intervention au Maroc, qui reste encore un marché 'd'occasion'', en misant ainsi sur la volonté des pouvoirs publics à encourager le renouvellement du parc et à limiter sinon interdire les importations de seconde main. Il y a une forte demande locale en semi-remorques et aussi une vigoureuse concurrence mais 'nous proposons des produits à caractéristiques européennes adaptés aux besoins du marché africain'', affirme ce manager, qui aspire à faire du Maroc une plateforme d'accès aux pays africains francophones. Avec ses dix ans d'expériences, cet expert-comptable de formation, qui a plus glané des galons en concessions avec des marques de BTP notamment Caterpillar ou encore Volvo (matériel et camions), devise en connaissance de cause en surfant sur la vague de la similitude des marchés marocain et tunisien tout comme les mentalités des gens qui ont favorisé sa parfaite intégration sans nul dépaysement.

Avec l'industrialisation sur place, ce dernier carrossier arrivant sur le marché marocain ne compte pas s'arrêter à si bon chemin. Avec d'énormes ambitions, il compte franchir un autre palier avec l'objectif d'au moins 600 employés in situ, explique cet ex handballeur dans son plus jeune âge (demi-centre) avec le stade de Zaghouan, une petite ville du nord-est de la Tunisie avant de jeter son dévolu sur les études.

Et dans le souci d'améliorer, de perfectionner encore davantage les échanges commerciaux entre les deux pays, Chriti y va direct et plaide pour "la reconnaissance mutuelle des certifications et homologations des produits locaux". 

Les services dédiés des deux pays se doivent de régler les procédures de conformité des produits d'origine et de convenir de cette reconnaissance à même de booster la présence de produits de part et d'autre. "Ce sera moins chers qu'importer d'Europe", a-t-il argué, avant d'émettre le vœu de voir exposés sur les mêmes rayons des grandes surfaces ou chez l'épicier du coin les produits tunisiens au Maroc et vice-versa. 

Les relations entre professionnels sont devenus monnaie courante et il y a lieu désormais de procéder "aux échanges de compétences qui seront plus bénéfiques" dans les domaines ou chaque pays excelle le plus.

Les flux des investissements tunisiens vers le Maroc ont atteint un montant record de 101,7 millions de dirhams (MDH) en 2013, soit environ 13 millions de dollars, selon des chiffres provisoires de l'Office des changes.

Les investisseurs tunisiens sont surtout encouragés par la stabilité politique et économique dont jouit le Royaume, qui offre aussi des avantages compétitifs et un cadre juridique et fiscal des plus incitatifs. 

Ainsi, les investissements tunisiens ont concerné, l'année dernière, l'immobilier avec 34,2 MDH, l'industrie (26 MDH), les holdings (10,4 MDH), le commerce (8,5 MDH), les grands travaux (6,5 MDH), les services (7MDH) et les divers (9,1 MDH), apprend-on de l'Office des changes.

Selon l'ambassade de Tunisie à Rabat, les projets d'investissements se concentrent essentiellement à Casablanca, la ville économique et financière du Royaume, à Tanger pour la logistique qu'elle offre surtout avec le port de Tanger Med et à Kénitra, une petite ville qui séduit les industriels et les commerçants.



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