«Dans les 20 ans à venir la moitié des enfants nées au Maroc seront ‘Enfants naturels’ c'est-à-dire fruits de relations hors mariage».
Ainsi déclarait Aïcha Ech-Chenna lors d’une conférence organisée à Casablanca, choquant son auditoire.
«C’était mon objectif» expliqua Ech-Chenna, interpellée par la presse sur sa déclaration, «la situation est alarmante, les responsables semblent ne point réagir, il me fallait choquer pour avoir une réaction» expliquera t elle.
«Une étude menée par l’association Inssaf, réalisée en 2010, a établi qu’un demi-million d’enfants sont nés entre 2003 et 2009 sans que l’on ne connaisse l’un de leurs parents … Ces enfants ont été abandonnés sur la voie publique, ou dans des bennes à ordures» s’alarma t elle insistant que sa projection sur le futur est fondée : «lorsque j’avais dit que la moitié des enfants qui naîtront dans les 20 prochaines le seront hors mariage, j’avais voulu attirer l’attention de la société marocaine sur la grave réalité qui est la nôtre, de même que j’avais voulu envoyer des messages aux responsables qui n’ont jamais pris au sérieux la problématique de la paternité et de l’identité des enfants abandonnés, nés de mères célibataires».
Aïcha Ech-Chenna a, en plus d’avoir décrié les croyances Phallocratiques de la société marocaine, qui abandonne après avoir condamné les mères célibataires, a chargé l’article 446 du Code pénal «qui précise que l’enfant né hors mariage est juridiquement considéré comme un enfant naturel, du fait que son père biologique ne le reconnaît pas ; de plus la loi marocaine considère la mère célibataire comme une femme de mauvaise vertu et à ce titre, elle est passible de six mois de prison».
Ainsi déclarait Aïcha Ech-Chenna lors d’une conférence organisée à Casablanca, choquant son auditoire.
«C’était mon objectif» expliqua Ech-Chenna, interpellée par la presse sur sa déclaration, «la situation est alarmante, les responsables semblent ne point réagir, il me fallait choquer pour avoir une réaction» expliquera t elle.
«Une étude menée par l’association Inssaf, réalisée en 2010, a établi qu’un demi-million d’enfants sont nés entre 2003 et 2009 sans que l’on ne connaisse l’un de leurs parents … Ces enfants ont été abandonnés sur la voie publique, ou dans des bennes à ordures» s’alarma t elle insistant que sa projection sur le futur est fondée : «lorsque j’avais dit que la moitié des enfants qui naîtront dans les 20 prochaines le seront hors mariage, j’avais voulu attirer l’attention de la société marocaine sur la grave réalité qui est la nôtre, de même que j’avais voulu envoyer des messages aux responsables qui n’ont jamais pris au sérieux la problématique de la paternité et de l’identité des enfants abandonnés, nés de mères célibataires».
Aïcha Ech-Chenna a, en plus d’avoir décrié les croyances Phallocratiques de la société marocaine, qui abandonne après avoir condamné les mères célibataires, a chargé l’article 446 du Code pénal «qui précise que l’enfant né hors mariage est juridiquement considéré comme un enfant naturel, du fait que son père biologique ne le reconnaît pas ; de plus la loi marocaine considère la mère célibataire comme une femme de mauvaise vertu et à ce titre, elle est passible de six mois de prison».
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Sans famille aujourd'hui, apatride demain
Selon Ech-Chenna, dont la traduction en français de ses propos a été rapporté par le site panoramaroc, les responsables du gouvernement, qui ne sont pas «au niveau de la vision moderniste du Roi Mohammed VI ni à sa manière de conduire la dynamique des réformes au Maroc», ne font rien pour parer à cette situation grandement dangereuse pour l’avenir du Maroc :
«Persister ainsi à marginaliser toute cette catégorie de la population est une chose dont on ne pourra pas mesurer les conséquences… Produire toute une génération de gens complexés car frustrés et frustrés car marginalisés aboutira à une société dont les membres ne se sentiront redevables en rien à leur pays qui les a rejetés quand ils étaient enfants … Cette génération d’enfants abandonnés ne disposeront pas de leur pleine et entière citoyenneté. Un jour, ils demanderont des comptes à l’Etat» a-t-elle averti.
«Persister ainsi à marginaliser toute cette catégorie de la population est une chose dont on ne pourra pas mesurer les conséquences… Produire toute une génération de gens complexés car frustrés et frustrés car marginalisés aboutira à une société dont les membres ne se sentiront redevables en rien à leur pays qui les a rejetés quand ils étaient enfants … Cette génération d’enfants abandonnés ne disposeront pas de leur pleine et entière citoyenneté. Un jour, ils demanderont des comptes à l’Etat» a-t-elle averti.









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