Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU



MAP - publié le Jeudi 5 Novembre à 17:30

Abdellah Njima : le jeune collégien volontaire de la Marche verte






Errachidia - Malgré son jeune âge, Abdellah Njima, qui fréquentait en 1975 le collège, décida à l'automne de la même année, avec des compagnons, tous du quartier de Boutlamin (province d'Errachidia), de participer spontanément à la Marche verte en réponse à l'appel de Feu SM le Roi Hassan II.
Quarante ans plus tard, Njima raconte avec émotion et nostalgie, son aventure et sa décision d'aller s'inscrire avec ses compagnons sur les listes des volontaires qui ont participé à cet événement historique.

Abdellah, actuellement professeur de sport, se remémore des événements qui ont marqué cette phase de l'histoire du Maroc et qui sont à jamais gravés dans son esprit. "C'est avec fierté et orgueil que j'ai reçu des mains d'un responsable la carte d'adhésion, le Wissam et une copie du serment de la Marche Verte, que je garde encore comme souvenirs de ce moment historique", a-t-il déclaré à la MAP, à l'occasion du 40ème anniversaire de la Marche Verte.

Njima, dont la tante, comme d'ailleurs plusieurs de ses concitoyennes de la région de Tafilalet, avait participé elle aussi à la Marche verte, considère sa participation à la Marche Verte comme "un devoir envers la patrie". 

Il relate les sentiments constitués d'un "mélange d'appréhension, d'orgueil et de courage" qu'il a éprouvés avant son départ pour cette Marche vers le Sahara, à bord de camions qui transportaient 20.000 volontaires originaires de Tafilalet, dont 2000 femmes.

Le départ, le 23 octobre 1975 du cortège des camions transportant les volontaires, eut lieu dans l'enthousiasme total et l'ambiance était, après un trajet de quelque 1200 km, festive. 

Des soirées ont été animées, au grand plaisir des volontaires, par des artistes populaires, se souvient encore Njima selon lequel des artistes, des professeurs et des étudiants d'Errachidia avaient également participé à la Marche Verte.

"J'étais responsable de mon groupe et chargé de la coordination avec les responsables concernés, de la distribution des portions alimentaires, ce qui m'a aidé à acquérir une bonne expérience en matière de gestion", s'est-il félicité.

"Il faisait très froid la nuit. Nous nous installions à l'intérieur de tentes pour raconter des contes et des anecdotes. Nous organisions aussi des soirées de chants et de musique populaires dans l'attente du moment décisif qui allait changer le cours de l'histoire, et ouvrir une nouvelle page de l'histoire du Maroc moderne", a-t-il poursuivi.

La participation à la Marche verte, a-t-il dit, "m'a profondément marqué et m'a permis d'avoir le sens de la responsabilité et de la citoyenneté sincère". Elle m'a aussi donné confiance en moi. C'est une expérience gravée dans mon esprit et j'en suis fier", a-t-il dit.

Revenant sur le temps fort de la Marche Verte, il a raconté : "Nous étions réunis quand Feu SM Hassan II annonça, sur les ondes de la radio, le départ de la marche verte. "Cher peuple, Demain tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras la Marche, tu fouleras une terre qui est tienne. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrante de ton pays", lança alors le regretté Souverain.

"A ce moment, les valeurs spirituelles et le patriotisme sincère nous ont empli et nous avions la sensation, moi et mes compagnons, d'être des héros dans une patrie qui mérite qu'on se sacrifie pour elle", se rappelle-t-il.

               Partager Partager