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Abdelkarim CHANKOU - publié le Vendredi 25 Février à 19:08

A propos des cartes ONCF pour la presse : 'Mincom wa ilayna'

Passe-droits à la carte



Emarrakech - Après la carte de presse c’est au tour de la carte de train de devenir comme par enchantement un titre de noblesse voire un grand prix de la presse.



Pour obtenir la carte de train, accessible à tout journaliste ayant obtenu au préalable la carte de presse, il faudra montrer plus que patte blanche. Il faudra se courber, se rouler par terre, téléphoner des dizaines de fois par jour, écrire et décrire sa situation à une administration de la communication qui ne répond jamais au téléphone. Question de communication. Sinon pas de carte.
On est entrain de dire adieu au mois de février, et il reste encore des journalistes dont les dossiers de renouvellement de cette carte ONCF n’ont jamais quitté les bureaux du 2ème étage de l’annexe du ministère de la communication, sis à la cité Al Irfane, à Rabat.
Raison qui est toujours invoquée pour justifier ces retards et tergiversations dont souffrent chaque année les mêmes journalistes : l’administration est obligée de procéder selon les besoins et les urgences ». C’est-à-dire d’abord les journalistes habitant la capitale et qui font la navette, puis les journalistes des quotidiens, puis les hebdomadaires ainsi de suite. Soit. Mais vérification faite in situ, ce n’est comme ça que les choses se passent dans la réalité. L’obtention de la carte ONCF n’a rien avec la ville de résidence du journaliste ni avec la périodicité du titre qui l’emploie. Preuve : il y a plusieurs semaines que des journalistes travaillant dans des mensuels et des hebdos basés à Casablanca ont obtenu leurs cartes (de gratuité et de 50 % selon les quotas réglementaires) alors que d’autres collègues attendent toujours que leurs dossiers sortent des tiroirs. Et ces pauvres enfarinés ne sont ni des terroristes de la plume ni de la caméra. Leur problème, c’est de n’être ni des journalistes de partis politiques ni de lobbies économiques, ni des protégés des syndicats.
Heureusement qu’il y a la CTM et la RAM qui ensemble offrent, depuis des années, des réductions sur les billets sur simple présentation de la carte de presse.
Heureusement aussi que tous les journalistes n’ont pas besoin de la charité de leur ministère de tutelle.

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