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Farid Zerrouq - publié le Vendredi 30 Août à 10:44

A propos de "La Réforme de l'Enseignement"






A propos de "La Réforme de l'Enseignement"
Dans l’un de mes papiers publié par Al Bayane, du temps de feu Nadir Yata en 1993, j’avais écrit qu’en termes de développement, il fallait choisir entre la continuité et la cohérence, d’une part et une gestion subjective, qui change au gré des changements de responsables, d’autre part.

Or, le système de l’Education-Formation et de la Recherche Scientifique et Technique est justement un secteur qui ne peut souffrir d’une absence de continuité, de vision stratégique dans sa gestion, voilà pourquoi, au lieu d’adopter des « Réformes » en série, il faut désormais adopter une Stratégie durable avec tous les outils nécessaires à son application.

Une telle Stratégie existe et elle est tout ce que peut rêver notre pays dans ce domaine : c’est la fameuse « Charte de l’Education-Formation », élaborée par la COSEF. Ce texte de très haut niveau, pourrait être revu, dans la concertation, notamment, pour en réduire le volume et le rendre plus accessible à tous, et afin de mieux préciser quelques idées générales, dans le but de faciliter le volet évaluation.

Ensuite, il va falloir passer à l’étape suivante qui est celle de traduire les objectifs stratégiques de la Charte en objectifs opérationnels, clairs, applicables et mesurables. C’est le rôle d’un organisme technique, législatif, tel que le « Conseil Supérieur de l’Enseignement », qui aura également pour tâche, de contrôler l’application de ces objectifs par les organes exécutifs : Ministères de tutelle, Académies Régionales, Universités, Organismes chargés de la Recherche Scientifique, Enseignement Privé.

Il faudra enfin, planifier l’exécution des objectifs fixés, dans le cadre d’un plan d’action intégré, comportant les actions, les moyens nécessaires : humains, matériels et financiers ; les délais et les indicateurs de l’évaluation, qui constitue le pilier central de tout l’édifice en question. Ce plan global sera étalé sur 15 à 25 ans, selon les ambitions affichées, avec des plans d’étapes correspondants aux mandats des différents ministres qui vont se succéder.

Il n’est pas du tout aisé de changer les choses et encore moins les comportements, mais l’enjeu en vaut la peine, et, en définitive, avons-nous d’autres choix ? Peut-on se permettre l’économie d’une transformation en profondeur, pour gagner en compétitivité, dans un contexte international de plus en plus difficile ?

Prof. Farid ZERROUQ
Université SMBA-Fès


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