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MAP - publié le Lundi 16 Juin à 11:09

17ème Festival Gnaoua : Résidence El Kasri/Kouyaté, ou le retour aux sources



Essaouira - La 17ème édition du Festival Gnaoua et musiques du monde s'est clôturée, dimanche à Essaouira, sous le signe du retour aux sources, avec une résidence réunissant mâalem Hamid El Kasri et Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba du Mali.



17ème Festival Gnaoua : Résidence El Kasri/Kouyaté, ou le retour aux sources
Ce fut, en effet, un extraordinaire moment de communion entre deux genres musicaux issus d'une même source et le résultat était fabuleux, avec une prestation homogène et très réussie. C'est d'autant plus merveilleux que ce concert n'a pas nécessité beaucoup de répétition.

"Nous avons répété juste une heure en préparation à ce concert, mais la symbiose s'est vite installée et nous étions comme une seule famille sur scène. Ca s'est fait naturellement et c'est tout à fait normal car nous partageons la même musique, même si chacun de nous à son propre style", a indiqué mâalem Hamid El Kasri à la MAP.

Pour sa part, Kouyaté focalise sur un des multiplient éléments qui illustrent le lien entre les deux musiques, à savoir l'instrument musical. "Le Gembri, instrument des gnaoua, et le Ngoni, que nous utilisons, signifient la même chose. Même aujourd'hui, le Ngoni est appelé Gamabri dans certaines régions du Mali".

Et d'ajouter : "la musique que j'entends ici est tellement similaire à la nôtre que je me sens chez moi au Maroc".

Comme à l'accoutumé, les fusions ont constitué les moments forts de ce festival, notamment la prestation en commun de mâalem Mohamed Kouyou et Mario Canonge, qui ont produit une agréable fusion où piano, guitare et batterie bref, de la musique moderne- sont entrés en harmonie avec les rythmes traditionnels gnaouis, dans un spectacle rehaussé par les chorégraphies époustouflantes exécutées par les disciples de mâalem Kouyou.

Ce fût également le cas de l'expérience faite avec des instruments à corde lors de la résidence de mâalem Hassan Boussou, le violoniste français Didier Lockwood et le joueur de rebab gadiri Foulane, en ouverture de cette édition.

Le public a été également au rendez-vous avec la musique au cachet mondial proposée par l'artiste libanais Ibrahim Maalouf à l'occasion de la troisième soirée. Ce fut une musique joyeuse, profonde, rythmée, parfois envoûtante, qui réfère à plusieurs cultures sans appartenir à aucune d'elle et dans laquelle chacun s'y trouve, sans vraiment parvenir à lui coller un nom.

En plus de plusieurs mâalems qui ont présenté des morceaux du répertoire gnaoui, cette édition a vu la participation de Kif Samba, un groupe composé de musiciens de différentes formations musicales d'Essaouira (Ganga Fusion, Blue Mogador, Radio Essaouira), Meta and the Cornerstones, un groupe d'origines métissées qui présente une musique de métissage célébrant la fraternité, la formation casablancaise Derdba et Ayo, la chanteuse "tzigano-nigérienne", née en Allemagne.

Cette édition a été également marquée par l'organisation d'un Forum les 13 et 14 juin sous le thème "L'Afrique à venir", qui a réuni des universitaires, chercheurs, anthropologues, politiques, acteurs associatifs et artistiques, journalistes et écrivains marocains et étrangers autour de quatre axes ayant trait au "Regards historiques", "Dynamiques actuelles : Etat, mobilités, crises", "Cultures, identités, dynamiques et recomposition" et "L'Afrique à venir".

Ainsi, une multitude de thèmes ont ét abordés, comme "L'Afrique et la mondialisation, une longue histoire", "Pour un enseignement de l'histoire de l'Afrique au Maroc", "Repenser les relations historiques entre l'Afrique du nord et subsaharienne à travers l'étude des minorités religieuses et ethniques: cas des juifs sahariens", "Identités, territoires et Etat en Afrique" et "Maroc, politique migratoire et comment penser le pluralisme religieux".

La "Libre circulation des personnes en Afrique : réalités et défis", "Cognitions sahariennes et hassaniennes du Sahara atlantique", "Mobilité forcée à partir de l'Afrique subsaharienne vers le Maroc : perspectives d'intégration", "Avenir et métissage en Afrique", "Regard croisé entre la musique Gnaoua au Maroc et la musique Yarma au Burkina Faso : similitudes et spécificités", "Musique chez les harratins de Mauritanie", "Afro optimisme, mythe et réalités", "Quelle Europe pour une Afrique libre et prospère : place et rôle des femmes" et "Comment faire de la jeunesse africaine un levier de développement ?", sont autant de sujets qui ont été débattus lors de cette rencontre.

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